Les Critiques de "The Ghost Writer", de Roman Polanski




Cinéma

Lorsqu’un célèbre “nègre” littéraire anglais accepte d’achever les mémoires de l’ancien premier ministre Adam Lang, son agent lui assure que c’est la chance de sa vie. Mais le projet semble d’emblée marqué par la fatalité : le “nègre” apprend ainsi que son prédécesseur, fidèle bras droit d’Adam Lang, est mort dans un mystérieux accident... D'après le roman de Robert Harris , L'homme de l'ombre.

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Les critiques de Première- Gael Golhen :

The Ghost Writer est le meilleur Polanski depuis bien longtemps. Un suspense politique où la force classique de la mise en scène (sobre, élégante) se marie à l’intelligence d’un script brillant et au travail impeccable des acteurs (le retour en force d’Ewan McGregor, étonnant ; le meilleur rôle de Pierce Brosnan depuis GoldenEye ; et l’avènement d’une actrice méconnue, Olivia Williams). The Ghost Writer est d’abord une formidable machinerie hitchcockienne qui plonge un jeune homme innocent dans un complot kafkaïen. Assassinats, trahisons, chausse-trappes..., le film est une course folle.

Le Nouvel Observateur - Olivier Bonnard :

The Ghost-Writer Un jeu de pouvoir et de manipulation où la vérité se dérobe sans cesse. Au-delà de ses évidentes résonances politiques (le personnage de Lang est un double à peine déguisé de Tony Blair, actuellement auditionné sur la participation de l’Angleterre à la "guerre contre la terreur"), le film est un autoportrait lucide (l’exil forcé de Lang, le scandale qui l’entoure renvoient à la situation personnelle de Polanski) en même temps qu’une sorte de film-somme. Autant de niveaux de lecture pour une œuvre à clés dans laquelle on peut aussi très bien ne voir qu’un thriller d’une efficacité diabolique.

Télérama - Louis Guichard :

Une Invitation à interpréter quantité de signes et d'indices, The Ghost Writer est donc un film de pure mise en scène. Un régal d'ambiguïté, d'ironie trouble, d'angoisse dif­fuse. Roman Polanski n'a pas volé l'Ours d'argent (de la mise en scène) que le fes­tival de Berlin vient de lui décerner. The Ghost Writer n'est pas un film politique, au sens engagé, plutôt une spéculation romanesque bâtie par le scénariste-écrivain Robert Harris à partir de quelques faits réels. Mais c'est surtout la continuation éclatante de l'oeuvre polanskienne, le prolongement d'une vision du monde où le pire paraît peu à peu s'éloigner, comme un mauvais rêve, avant de revenir, soudain, envahir la réalité.

Le Figaro - Jean-Luc Wachthausen :

Face à Pierce Brosnan, épatant en menteur dépassé par sa femme, Ewan McGregor nous met la peur au ventre.

Libération - Phillipe Azoury :

The Ghost-Writer, qui a la maîtrise pour sujet et une froideur de métal pour tempérament, est peut-être plus près de la crise de nerfs qu'on ne le croit...


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