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Tu viendras, je le sais, ma pure sentinelle, Côtoyer ce que l'âme a de plus chavirant ; Nos mains fines auront des éclats soupirantComme un baiser de feu dans une aube éternelle.
Le monde ne verra que ta chaude prunelle ; L'espace immaculé semblera transparent ; Vers le matin fécond redevenu plus grand,Je m'élancerai loin, tel un dieu sous ton aile.
Des chapelets de rêve, amples, vertigineux, Enlaceront nos coeurs de millions de noeuds ;En toi le ciel ému fera choir les étoiles ;
Et jusqu'au fond du temps cajolé par le jour, Nous irons d'un vol saint, allégés de tous voiles,Intensément mourir du sang de notre amour.
Poème extrait de "La Blessure des Mots"http://www.p-o-s-i-e.over-blog.net